Buenos Aires, années 1970 : naît une musique venue des bals des quartiers pauvres, un mélange de cumbia traditionnelle et de réalité crue. La cumbia villera raconte la rue sans détour — violence, misère, sexe — avec une sonorité folklorique hypnotisante. Genre identitaire des milieux marginaux, elle a explosé dans les années 1990 et rayonné sur toute l'Amérique du Sud. C'est plus qu'une musique : c'est la voix de ceux qu'on oublie, un cri d'authenticité né du béton et de la survie. Plonge dans ce son brut qui a transformé les banlieues en piste de danse révolutionnaire et qui reste le hymne des oubliés.