Avant Maïakovski, avant Pasternak, il y avait Constantin Balmont : le poète qui a révolutionné la Russie par la musique des mots. Né près de Vladimir en 1867, ce symboliste du début du XXe siècle ne se contente pas de créer, il traduit aussi les plus grands noms occidentaux pour ses compatriotes russes. Balmont, c'est une voix unique qui refuse les règles classiques pour inventer un langage neuf, où le sens glisse au profit de la sonorité pure. Il meurt en exil à Noisy-le-Grand, loin de la Russie révolutionnée, porteur d'une poésie jamais oubliée. Plonge dans l'univers où le russe danse comme aucune autre langue.