Quatre ans à Rome, transformés en recueil d'or poétique. Entre 1553 et 1557, Joachim du Bellay vit en Italie — éloigné de sa Touraine natale, nostalgique, révolté. À son retour à Paris en 1558, il publie ces vers où la mélancolie rencontre la beauté de l'Antiquité. Les Regrets, c'est l'écho d'un exil intérieur, la plainte d'un humaniste face à Rome grandiose mais hostile. Du Bellay y peint le mal du pays, la solitude, le poids de l'absence. Ce recueil devient un hymne à la patrie perdue et pose les fondations de la poésie française moderne. Une méditation intemporelle sur l'exil et le temps qui fuit.