Un poème résonne à travers deux siècles de littérature brésilienne : « Canção do exílio ». C'est la signature d'António Gonçalves Dias, poète romantique qui devint la voix nationale du Brésil au XIXe siècle. Ses vers patriotiques et nationalistes lui valurent l'immortalité littéraire — non seulement reconnu comme poète national, mais aussi dramaturge et académicien. Né en 1823 à Caxias, mort en 1864 au Maranhão, sa carrière brève mais intense redéfinit ce qu'une littérature nationale pouvait être. Son œuvre prouve que parfois, une seule chanson suffit à marquer l'âme d'un peuple entier.