Au XVIe siècle, le penseur Juste Lipse se demande : que se passe-t-il si on mélange l'ascèse stoïcienne avec le christianisme ? Réponse : le néo-stoïcisme, un mouvement qui réconcilie la rigueur antique avec la spiritualité moderne. Ses deux chefs-d'œuvre, De Constantia (1583) et Politica (1589), cherchent comment rester constant face aux malheurs tout en gardant la foi. Ce courant traverse l'Europe renaissante comme une troisième voie : ni pur athéisme, ni dévotion naïve. Un pont entre deux mondes en tension.