Et si l'erreur était moins une honte qu'une mine d'or pédagogique ? En classe, traditionnellement, elle rime avec faute, correction immédiate, point final. Mais la pédagogie moderne bascule le script : l'erreur devient une information précieuse, un diagnostic du fonctionnement de l'esprit qui apprend. Quand un élève déraille, il ne montre pas son ignorance — il révèle comment il pense, quels chemins tortueux son cerveau emprunte. L'enseignant avisé l'observe, la décortique, l'intègre dans le processus d'apprentissage plutôt que de la balayer. L'erreur cesse d'être l'ennemi : elle devient l'alliée.