Au XIIe siècle, quatre ouvrages d'Aristote oubliés ressurgissent en Occident : les Premiers et Seconds Analytiques, les Topiques et les Réfutations sophistiques. Ces textes, traduits notamment par Jacques de Venise, s'ajoutent aux classiques logiques déjà connus pour former la « logica nova » — la nouvelle logique. Ils viennent enrichir la « logica vetus » et transforment radicalement l'enseignement. Cette distinction entre ancienne et nouvelle logique marque une étape décisive : les universités médiévales peuvent enfin accéder à l'œuvre complète du Maître de ceux qui savent. Un véritable tremblement de terre intellectuel qui façonnera la scolastique pendant des siècles.