Années 1920 : un groupe de philosophes américains remet en question le plus évident. Le réalisme critique soutient que l'objet existe indépendamment de toi — mais que tu ne le saisis *jamais directement*. Entre la chose matérielle et ta conscience, il y a un détour mental, une médiation invisible. Tu ne touches pas le monde brut : tu touches une représentation mentale de ce monde. C'est subtil mais vertigineux. Le réalisme critique refuse à la fois l'idéalisme (« rien n'existe que dans mon esprit ») et le réalisme naïf (« je perçois les choses comme elles sont »). Une troisième voie philosophique qui redessine les règles du jeu entre sujet et objet.