En 1910, à Kyoto, Kitarō Nishida lance un projet ambitieux : créer une nouvelle philosophie qui fusionne l'Occident et l'Orient. L'École de Kyoto devient un mouvement unique, cherchant une identité nationale japonaise à l'ère Taishō, quand le Japon se modernise à la vitesse de l'éclair. Nishida, suivi par Hajime Tanabe et Keiji Nishitani, élaborent une pensée originale : elle s'appuie sur la philosophie occidentale, mais puise sa force dans les spiritualités orientales ancestrales et la sensibilité japonaise. Un pont philosophique entre deux mondes, questionnant ce que signifie vraiment « penser » quand on est au carrefour des cultures.