Ton corps, c'est bizarre : d'un côté, celui que tu *vis*, que tu contrôles, dont tu ressens chaque mouvement de l'intérieur. De l'autre, celui qu'on voit, qu'on mesure, juste de la biologie et de la physique. Les phénoménologues appellent ça le corps propre versus le corps objectif — deux faces de la même médaille. L'une est subjective, l'autre scientifique. L'une te fait exister, l'autre peut être disséquée. Comprendre cette distinction change tout sur notre rapport à notre propre incarnation.