Imagine un miroir qui ne reflète que la moitié de l'humanité. C'est l'androcentrisme : une vision du monde où tout s'envisage du point de vue des hommes, consciemment ou non. Ce biais millénaire a façonné nos sciences, nos lois, nos histoires. L'androcentrisme est une forme anthropocentrique — elle place l'humain au centre — mais elle précise son focus : elle privilégie le masculin. Comme son pendant, le gynocentrisme, c'est une distorsion du regard. Reconnaître l'androcentrisme, c'est commencer à voir ce que nous avons oublié en chemin : les perspectives, les voix, les expériences qui ont été invisibilisées. Un enjeu majeur pour repenser nos savoirs et nos sociétés.