Une question ancienne divise les sages : faut-il chercher le plaisir ou le bonheur ? L'hédonisme répond sans détour : c'est le plaisir qui compte. Née avec Aristippe de Cyrène, cette doctrine proclame que la vie humaine doit poursuivre les délices et fuir la souffrance — voilà son but ultime. Mais attention : l'hédonisme n'est pas ce qu'on croit. Les Épicuriens et les Stoïciens, eux, visent un bonheur plus profond. Pour eux, c'est l'eudémonisme — la quête du bien-être vrai — qui prime. Deux visions du « vivre bien » qui séparent les philosophes depuis l'Antiquité.