Apollodore a dirigé le Jardin d'Épicure à Athènes pendant 60 ans — une charge qu'il a prise terriblement au sérieux. Cet écrivain compulsif a noirci plus de 400 pages pour défendre et expliquer la philosophie de son maître. C'est vertigineux : de toute cette œuvre monumentale, seuls quatre titres nous sont restés, comme des naufragés d'une bibliothèque perdue. Un ironie cruelle : un homme qui a dédié sa vie à transmettre Épicure n'a survécu que par fragments. Mais parmi ces bribes, l'une d'elle — "Sur Épicure" — devint même source majeure de Diogène Laërce. Que cachaient les 396 livres disparus ?