À l'aube de la bataille de Clontarf en 1014, un homme a une vision hallucinante : douze Valkyries, guerrières d'Odin, installent un métier à tisser énigmatique. En tissant, elles décident qui vivra et qui mourra. Ce poème scaldique en vieux norrois, conservé dans la saga Njáls, mêle surnaturel et réalité historique de façon troublante. Ses 11 strophes capturent la croyance viking selon laquelle le destin des guerriers était entre les mains de forces féminines mystérieuses. Un texte rare qui montre comment les anciens Nordiques voyaient la guerre : moins comme un acte humain que comme un événement cosmique orchestré par les dieux.