Au-dessus de nous, les Aztèques imaginaient une verticalité céleste : Ilhuicatl-Meztli, le premier des espaces divins où dansent la lune et les nuages. C'est un royaume peuplé de divinités complexes : Tlazolteotl, déesse de la purification mais aussi patronne des désirs charnels et des couples adultères — incarnant les contradictions de l'âme humaine. Meztli, Ehecatl et Tlaloc y résidaient aussi, formant un panthéon nuancé où chaque divinité portait plusieurs visages, plusieurs fonctions. Cette cosmographie révèle comment les Aztèques percevaient l'univers comme un système d'espaces sacrés imbriqués, où le sacré et le profane coexistaient dans une harmonie complexe.