Pour les Égyptiens, mourir n'était pas la fin : c'était le début d'un voyage vers les Champs d'Ialou, ce paradis souterrain où les âmes justes se reposaient éternellement. Sous la garde d'Anubis, dieu à tête de chacal, s'étendaient des champs sans fin, une végétation luxuriante, une abondance perpétuelle. Ce monde était à la fois souterrain, terrestre et céleste — une géographie impossible qui reflétait la complexité du croyances égyptienne. Atteindre ce havre de paix exigeait de passer toutes les épreuves de la mort. Un enjeu éternel.