Dans les montagnes du Comminges, aux confins de l'Aquitaine antique, vivait un peuple qui vénérait Abellio — probablement son dieu le plus puissant. Les archéologues le savent grâce aux vestiges dispersés sur ces terres de piémont pyrénéen, là où s'étendait autrefois le territoire des Convènes sous domination romaine. Ce nom, décliné en plusieurs variantes (Abelio, Abellion, Abelion), surgit des inscriptions comme une trace d'une spiritualité régionale souvent éclipsée par les grands panthéons. Peu de mortels connaissent aujourd'hui ce divinité locale, mais son culte révèle comment les peuples celtes anciens adaptaient leurs croyances aux paysages qui les nourrissaient. Une figure divine perdue entre deux mondes, entre indépendance celtique et assimilation romaine.