Les Russes ont créé leur propre façon de noter le chinois en alphabet cyrillique : le système Piotr Palladi. Au lieu de suivre naïvement le pinyin international, ils l'ont adapté à leurs propres règles phonétiques et historiques. Résultat : Pékin reste Пеки́н et Nankin Нанки́н — des noms qui conservent la mélodie des anciennes romanisations, avant que la langue n'évolue sous la dynastie Qing. Hong Kong se transcrit à sa manière. C'est un rappel que chaque langue défend sa vision du monde : même en copiant le même système de base (pinyin), chacun crée ses propres variantes. Découvre comment la transcription devient un acte souverain.