Un mot russe qui résume une arme redoutable : kompromat, littéralement « matériel compromettant ». Des dossiers secrets — vrais ou fabriqués, souvent fabriqués — surgissent pour détruire une carrière politique, journalistique ou entrepreneuriale. Les services de renseignement russes en ont fait un art, weaponisant l'information pour éliminer les adversaires sans laisser de traces visibles. Le kompromat n'est pas juste une rumeur : c'est une stratégie d'État orchestrée, une forme de guerre invisible menée contre les figures publiques. Comprendre ce mécanisme, c'est saisir comment fonctionne réellement le pouvoir en Russie.