Au Tchad, une langue entière s'est effacée : le beraku, idiome bongo-bagirmi qui n'a laissé aucune trace vivante. Ses derniers locuteurs ont progressivement basculé vers l'arabe tchadien ou les langues kotoko, abandonnant leur patrimoine linguistique ancestral. Aujourd'hui, le beraku n'existe que dans les murs de l'histoire — une disparition silencieuse parmi les centaines de langues perdues chaque siècle. Découvre comment des mondes entiers de mots peuvent s'évanouir en une génération, sans laisser de débris.