Dans l'Égypte ancienne, autour de la ville d'Akhmim (Panopolis en grec), s'épanouissait l'akhmimique, un dialecte copte singulier. Linguistiquement, c'est le plus archaïque de tous les dialectes coptes connus — comme s'il gardait gelée en lui la langue de pharaons encore plus éloignés. Florissant aux IVe et Ve siècles, l'akhmimique a ensuite disparu des écrits. Ce qui en fait une pépite archéologique : ses fragments aident les chercheurs à percer les mystères des traductions bibliques antiques, notamment le rapport secret entre les versions grecques et coptes des textes sacrés. Une clé pour comprendre comment la Bible circulait dans le monde méditerranéen.