Avant de disparaître, l'ahom résonnait en Assam, au nord-est de l'Inde, comme la langue des anciens royaumes Ahom qui façonnaient la région. C'était une langue taï avec sa propre écriture, un système graphique aujourd'hui muet qui ne révèle plus que des secrets figés dans les textes anciens. L'extinction de l'ahom marque la fin d'une voix linguistique unique, celle d'une civilisation qui a laissé des traces écrites mais plus de locuteurs. Ses vestiges nous rappellent comment une langue peut survivre sur la pierre et le papier, mais disparaître des cœurs et des mémoires vivantes.