Imagine une langue qui rejette volontairement les emprunts au profit de ses racines : c'est le purisme linguistique coréen. Cette philosophie linguistique prône l'usage de mots d'origine coréenne, même quand des termes étrangers se sont imposés dans le quotidien. Curieusement, Corée du Nord et Corée du Sud partagent cette conviction, mais l'appliquent différemment. Le Nord, plus radical, impose une pureté stricte. Le Sud adopte une approche plus souple face à la globalisation. C'est un enjeu identitaire fascinant : comment une langue préserve-t-elle son âme face aux invasions lexicales ? Une bataille invisible menée par les grammairiens et les décideurs politiques pour garder vivante l'essence du coréen.