Akiko Yosano émerge à l'ère Meiji en 1901 avec Midaregami (Cheveux emmêlés), un recueil de tanka — des poèmes courts brûlants de sensualité et de liberté. Cet ouvrage célèbre la sexualité féminine sans honte, bouleversant les normes de genre de l'époque. À sa publication, Yosano affronte les critiques virulentes : osait-elle vraiment donner voix au désir et à l'indépendance des femmes ? Aujourd'hui, on voit en elle une pionnière féministe, une révoltée poétique qui a posé les prémices d'une libération littéraire.