En japonais, il existe une pratique étonnante : l'aizuchi (相槌). C'est l'art de parsemer la conversation d'interjections comme « hai », « ee », « sou ne » pour montrer à celui qui parle qu'on l'écoute vraiment. Pourquoi c'est si important ? Le japonais est une langue pleine de pauses, notamment après les particules, et le contexte y règne en maître — souvent, le sujet disparaît simplement de la phrase. Sans ces petits signaux d'écoute, le locuteur serait perdu, sans repère. Les aizuchi ne sont pas juste du bruit de fond : ils sont la preuve que vous êtes présent, engagé, en synchronie avec votre interlocuteur.