Depuis des siècles, on prophétise la mort du français. Au Moyen Âge, c'était le latin ou l'italien qui menaçaient. Aujourd'hui, beaucoup craignent la domination de l'anglais. Cette peur récurrente révèle quelque chose d'intéressant : une inquiétude légitime face aux forces de globalisation, mais aussi une méconnaissance de la résilience des langues. Le français s'est toujours réinventé plutôt que de disparaître. Ces superstitions linguistiques nous rappellent que derrière chaque langue, c'est une identité, une culture, une histoire qu'on défend. Une conversation bien plus complexe qu'il n'y paraît.