Imagine un jargon que seuls les délinquants, prisonniers et criminels comprennent — c'est la germanía, parlée surtout dans la péninsule ibérique. Son nom vient du catalan et signifie « fraternité », évoquant les corporations du Moyen Âge. Mais l'histoire s'épaissit au XIVe siècle quand des associations professionnelles révoltées portent ce même nom en Valence, défiant la noblesse locale. La germanía incarne cette tension entre fraternité marginale et rébellion sociale, une langue qui chuchote dans les ombres des prisons et des ruelles.