Au IXe siècle, à Venise, les gens commencent à avoir des noms de famille. Mais en pays allemand, c'est plus tard : entre le XIe et XIIe siècles que les patronymes deviennent fixes et obligatoires. D'abord réservés aux aristocrates, ces noms se démocratisent progressivement, permettant à chacun d'avoir une identité propre dans un groupe social grandissant. Les noms de famille allemands racontent une histoire : celle d'un peuple qui structure sa société, qui distingue les familles les unes des autres, qui crée un ordre. Ces patronymes voyagent ensuite partout en Europe — preuve de la migration et de l'influence culturelle allemande à travers les siècles.