Nicolas-François Rémond de Montmort (1676-1725) n'a pas hérité du génie mathématique de son frère Pierre, mais d'une tout autre influence : celle des cercles du pouvoir. Homme de cour sous le Roi Soleil, il devient l'un des conseillers de confiance du duc d'Orléans, figure centrale de la régence. Mais voilà le détail fascinant : il ne se limite pas aux intrigues palatiennes. Ce courtisan cultive aussi une correspondance avec Leibniz, l'un des plus grands penseurs de l'époque. Entre les antichambres versaillaises et la philosophie leibnizienne, Rémond incarne ce moment où la pensée des Lumières commence à germer dans les salons du pouvoir absolu.