Durant la période féodale japonaise, des villages entiers se construisaient loin de tout, cachés dans des zones inaccessibles et faciles à défendre. Ces communautés isolées, appelées kakurezato, sont devenues légendaires comme les repaires des ninjas. Leur géographie même — montagnes abruptes, gorges étroites, forêts denses — en faisait des forteresses naturelles où l'art du secret et de l'ombre pouvait s'épanouir. Kamakura, près du sanctuaire Sasuke Inari-jinja, en est un exemple concret. Ces villages symbolisent la façon dont la topographie japonaise a façonné non seulement l'habitat, mais aussi une culture de l'invisibilité et de la stratégie.