À la fin du VIIe siècle, le Japon adopta un système de castes inspiré par la Chine des Tang : une stricte division de la société entre Ryōmin (les « bons citoyens ») et Senmin (les « basses castes »). Ce régime de stratification sociale définissait droits, métiers, et mobilité, créant des barrières quasi infranchissables. Pendant plus de 1 100 ans, ce système gouverna la hiérarchie japonaise jusqu'à la Restauration Meiji, qui l'abolit officiellement en 1871. Cette transition marque un tournant : le passage d'un féodalisme strict vers la modernité. Découvrir comment une nation a décidé de rompre avec des siècles de rigidité sociale.