Se grouper, adhérer, refuser — c'est la liberté d'association, un droit si essentiel qu'on oublie qu'il a dû être conquis. En droit français, cette liberté signifie simplement la possibilité de former ou rejoindre un groupe pour une durée prolongée. Mais son vrai tournant arrive en 1971 : une décision du Conseil constitutionnel élève ce droit au rang de « principe fondamental reconnu par les lois de la République ». Pas une simple permission, mais un pilier constitutionnel. Comprendre ce moment clé, c'est comprendre comment les droits fondamentaux se renforcent.