Pendant que certains États africains rêvent d'union fédérale radicale, d'autres préconisent une route différente. Le groupe de Monrovia — ou « Conférence des États africains indépendants » — offre une vision alternative : oui à la coopération, non à la fusion politique. Ces nations indépendantes veulent coexister harmonieusement, partager, se développer ensemble, mais sans sacrifier leur souveraineté à une intégration forcée. Fondée au début des années 1960, cette association informelle s'oppose philosophiquement au groupe de Casablanca. Deux routes possibles pour le continent : l'unité radicale ou la fraternité pragmatique. Une divergence qui continue de définir les défis africains.