Entre août 1888 et juin 1889, la France vit une vague de terreur orchestrée : environ dix attentats et tentatives anarchistes, ciblant bureaux de placement et commissariats. Derrière cette "propagande par le fait", une colère sociale : chômage, misère, inégalités qui brûlent. Ces attaques ne sont que le prélude — cinq ans plus tard, l'Ère des attentats (1892-1894) embrasera davantage le pays. C'est l'histoire d'une radicalisation : quand la désespérance politique se transforme en violence. Un moment clé pour comprendre comment les crises sociales peuvent basculer en chaos urbain.