Une armée ou une coalition lance l'offensive convaincue qu'un conflit futur est inévitable — même s'il n'est pas imminent. C'est la logique de la guerre préventive : agir maintenant pour empêcher un basculement des rapports de force qui deviendrait catastrophique plus tard. À ne pas confondre avec la guerre préemptive, qui répond à une menace imminente et pressante. Le défi éthique et juridique est énorme : comment prouver que la guerre était vraiment nécessaire quand on l'engage sur la base de scénarios futurs ? La subjectivité guette chaque décision. C'est une doctrine qui fait débat depuis des décennies : justifiable prudence ou prétexte pour imposer sa volonté ?