Après 1919, l'Europe de l'Ouest redoute une chose : que la révolution communiste ne s'échappe de Russie comme une épidémie. La réponse ? Créer un « cordon sanitaire » — un rempart humain de nouveaux États tampons. La Finlande, les pays baltes, la Pologne et la Roumanie forment ce pare-feu vivant, situé juste à l'ouest de l'URSS naissante. C'est le ministre français Stephen Pichon qui popularise ce terme en mars 1919, imagant ainsi une stratégie simple : isoler le foyer révolutionnaire en créant une barrière de zones-tampons. Ces jeunes nations indépendantes, extraites de l'ancien empire russe, deviennent involontairement les sentinelles de l'ordre libéral face à la menace soviétique. Un concept géopolitique qui marquera le XXe siècle.