Son nom wolof résonne comme un défi : Ken Bugul signifie « celle dont personne ne veut ». Pourtant, née en 1947 à Malem-Hodar au Sénégal, Mariètou Mbaye Biléoma a choisi ce pseudonyme comme un acte de rébellion littéraire. Cette écrivaine sénégalaise transforme les marges en territoire de création, portant des histoires qu'on ne raconte pas, des vies qu'on oublie. Par son œuvre, elle revendique une place dans le paysage littéraire africain — non pas malgré son héritage complexe, mais grâce à la profondeur qu'il apporte. Une auteure qui refuse de se conformer, qui écrit pour se réapproprier son nom et son récit.