Les proverbes bantous portent en eux des siècles de sagesse africaine, transmis oralement de génération en génération. Mais voilà : avec l'urbanisation galopante et l'école moderne, ces trésors linguistiques s'effacent silencieusement. Les anciennes générations qui les gardaient dans leur mémoire s'en vont, et les nouvelles, happées par la culture écrite standardisée, ne les entendent plus. Certains proverbes disparaissent sans jamais avoir été écrits, emportant avec eux des visions du monde, des valeurs rurales, des façons de penser que nul manuel scolaire ne peut vraiment remplacer. C'est une course contre le temps : chaque proverbe perdu, c'est un fragment d'identité qui s'envole.