Imaginez un laboratoire fermé aux politiciens et aux patrons. C'est l'idée folle de l'autonomie de la science : la communauté scientifique établit ses propres règles, choisit ses recherches et les évalue sans ingérence économique ou politique. Un principe né avec la modernité, défendu farouchement par les chercheurs. Mais voilà le hic : gouvernements et grandes entreprises exigent que les sciences répondent à leurs besoins immédiats. Des sociologues crient au mythe, les débats éthiques s'enflamment. La science reste-t-elle libre, ou obéit-elle à des maîtres invisibles ? La réponse divise depuis des siècles les penseurs qui l'observent.