Le défaitisme n'est pas qu'une simple démission : c'est accepter la défaite sans résister, et l'histoire l'a classé parmi les plus grands crimes. Un soldat qui refuse le combat parce qu'il se croit vaincu d'avance, un politicien qui proclame l'inévitable effondrement, un athlète qui abdique avant même le départ — tous portent cette étiquette maudite. En contexte militaire, le défaitisme a longtemps été puni de mort, car il contamine l'âme d'une armée. Mais le concept dépasse les tranchées : il s'infiltre en politique, au sport, en psychologie. C'est l'arme la plus traître de l'esprit humain : celle qui nous vainc avant l'ennemi. Pendant des siècles, les sociétés ont compris que le défaitisme tue plus sûrement que les balles.