Imaginez un agent qui traverse les frontières avec une mallette, et que personne — aucun douanier, aucun policier — n'a le droit de fouiller. C'est le courrier diplomatique, ce personnage méconnu des relations internationales. Défini par la Convention de Vienne de 1961, il jouit d'une immunité quasi absolue : ses valises diplomatiques sont inviolables, sa personne protégée. Pendant des siècles, ces messagers ont transporté les secrets d'État, les traités signés, les ordres confidentiels entre capitales. Aucun tribunal ne peut le poursuivre, aucune douane l'arrêter. Un droit incontournable pour que les secrets d'un État reste véritablement secrets.