La montée des eaux et les tempêtes ne menacent pas que la nature — elles remodèlent aussi la géographie humaine. Sur les côtes et les îles, un phénomène invisible se dessine : à mesure que les risques climatiques s'intensifient, les terrains deviennent précaires. Les riches les rachètent à bas prix, les rénovent, les valorisent. Les habitants modestes, eux, n'ont pas les moyens de rester. Ils sont poussés vers l'intérieur des terres. C'est la gentrification climatique — pas le climat qui chasse directement, mais l'argent qui en profite. Un mécanisme où la crise environnementale creuse aussi les inégalités sociales.