Les investisseurs ont longtemps utilisé le ratio de Sharpe pour mesurer la vraie performance de leurs placements. Mais un détail agace : il pénalise aussi bien les mauvaises que les bonnes surprises de rendement. Entre 1966 et les années 1990, Frank Sortino a eu une idée brillante : créer un ratio qui ne compte que les vrais risques — ceux qui font baisser les gains en dessous de l'objectif visé. Résultat ? Le ratio de Sortino ignore les pics positifs inattendus et mesure uniquement la volatilité négative. Aujourd'hui, cette approche révolutionne la comparaison des portefeuilles : deux stratégies affichent le même rendement brut, mais avec le ratio de Sortino, une peut sembler bien meilleure que l'autre. C'est ce qui sépare l'illusion de la vraie efficacité d'investissement.