En 2016, une nouvelle arme financière a fait son apparition : les obligations climat. Ces instruments promettent des rendements fixes en échangeant des promesses écologiques. Concrètement, des entreprises et États empruntent de l'argent aujourd'hui en jurant de le rembourser demain, à condition que cet argent finance des projets verts : panneaux solaires, transports propres, gestion durable de l'eau. Le marché a explosé : 160 milliards de dollars en quelques années seulement. C'est le pari d'une finance qui tente de se réconcilier avec la planète, en convertissant l'urgence climatique en opportunité d'investissement. Une alchimie étrange où chacun gagne : l'investisseur touche ses intérêts, et la Terre reçoit ses énergies renouvelables.