En 2003, le Pentagone imagine l'impensable : un marché boursier où les traders parieraient sur les coups d'État, les attentats et les guerres au Moyen-Orient. Le « Policy Analysis Market » aurait permis de spéculer sur huit pays — Égypte, Jordanie, Iran, Irak, Israël, Arabie saoudite, Syrie et Turquie. Sensé révéler la sagesse des foules, le projet devient une bombe quand il s'échappe dans les médias trois jours avant le lancement. Critiques massives, indignation morale : le Pentagone panique et éteint tout en 24 heures, effaçant jusqu'au site web. Une expérience de marché prédictif trop audacieuse pour son époque — ou simplement trop honnête sur la financiarisation de l'chaos.