L'Anthropocène, c'est l'ère de l'humain coupable. Mais en 2009, le penseur suédois Andréas Malm propose une correction radicale : remplacer ce terme par « Capitalocène ». Son idée ? Ce n'est pas l'humanité tout entière qui détruit la planète, mais un système spécifique — le capitalisme industriel, avec son obsession du profit maximal et sa dépendance aux énergies fossiles. Tandis que l'Anthropocène dilue la responsabilité entre sept milliards d'humains, le Capitalocène pointe précisément du doigt : c'est l'organisation économique, pas notre nature. Un mot qui change tout, car nommer différemment, c'est blâmer autrement.