L'autofiction est ce drôle de monstre littéraire qui refuse de choisir : est-ce réellement arrivé à l'écrivain ou l'a-t-il imaginé ? Ce genre hybride mélange impitoyablement les faits bruts de sa vie avec des mensonges fictifs, créant une zone grise où le lecteur ne sait jamais sur quel pied danser. L'auteur devient à la fois témoin et metteur en scène de son propre existence, explorant ce qu'il aurait pu vivre ou ce qu'il rêvait de devenir. C'est un jeu de miroir facétieux où la frontière entre réalité et imagination s'efface complètement. L'autofiction nous rappelle une vérité dérangeante : notre mémoire elle-même est déjà une fiction que nous nous racontons.