L'ukrainien ressemble à une chambre d'écho linguistique : il hérite ses fondations du proto-slave ancestral, mais il a aussi gobé des milliers de mots étrangers comme un voyageur curieux. Le polonais et le russe lui en ont donné en abondance, suivis par des vagues d'emprunts aux langues occidentales. Mais depuis les années 1990, c'est l'anglais qui domine vraiment — les "laptop", "email" et autres termes numériques ont inondé les conversations ukrainiennes. Une analyse linguistique révèle que cette mosaïque de mots hérités et importés crée une langue fluide, capable de se réinventer à chaque génération. C'est ainsi que les langues survivent : en acceptant ce que leurs voisins leur offrent.