Le visage d'une ville se forge sous terre. À Londres, l'absence de pierre de qualité a imposé la brique. À Paris, c'est le calcaire lutétien du bassin parisien qui a transformé le métier de maçon. Avant l'arrivée du béton, les maçons parisiens ne travaillaient pas seuls : ils s'associaient aux tailleurs de pierre ET aux plâtriers. Cette alliance inédite a créé un nouveau corps de métier, le maçon-plâtrier, qui hourdait les cloisons, enduisait les murs et traçait des moulures. Pour jointer la pierre après coup, ils maniaient la "fiche", un long couteau pointu emmanché, qui gravait le plâtre dans les interstices. Cette technique parfaitement adaptée au sous-sol parisien sera progressivement abandonnée — le hourdage la remplacera. Une géologie qui a duré des siècles avant de disparaître en quelques décennies.