Les néologismes sont des mots tout neufs qui débarquent dans une langue comme des intrus sympathiques. Certains deviennent célèbres et finissent dans le dictionnaire — "selfie", "binge-watching", "infodémie" — tandis que d'autres restent des feux de paille, nés d'un besoin du moment et morts avec lui. Mais voici le twist : la plupart des néologismes modernes ne sont pas des créations poétiques ou des accidents de conversation. Ce sont des marques, des noms commerciaux savamment inventés. "Google" a transformé un verbe. "Uber" a révolutionné un concept. Les publicitaires et les entreprises sont les vrais créateurs de mots de notre époque — bien plus que les écrivains. La langue se fabrique moins au café qu'à la table des stratèges marketing.